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Truk2oufe - Page 2

  • Fallait pas rien m'dire, tu vois....

    Dans la catégorie "golios-je-m'accroche-je-n'ai peur-de-rien-voyez-bien-i'm-still-alive-yeaaaaah", j'en ai une bien bonne à relater.

    Fin mai 2008, aux tous débuts de mon ulcère, non parce qu'il faut bien commencer sur une touche dramatique mais parce que c'est la réalité vraie, j'ai consulté le site de l'ANPE qui, comme chacun le sait, va dépenser des millions pour conforter sa nouvelle fusion avec l'autre et présente des offres d'emploi certes multivariées mais, pour une raison que j'ignore, sont souvent écrites en majuscules et aussi, parfois, avec des fautes.

    C'est étonnant (et un peu pitoyable), ça, cette non-passion du clavier emplie du dédain de la langue, cette fréquente (pour la dose rencontrée) propension à vouloir aller aussi vite, à deux doigts, qu'un flic cachant son ignorance et son indifférence crasses de l'objet derrière une nonchalance et une mine désabusée mêlée d'ennui mais aussi de détresse, faudra bien qu'il apprenne un jour, chez Derrick qu'en fait les Hommes, les vrais, ne matent pas, ou Maigret...

     

    Et je suis tombée sur THE annonce d'emploi. De celles qu'on ne laisse pas passer, pour rien au monde, même pas en rêve, pousse-toi d'là que j'my mette !

    Ragaillardie par l'avalanche d'avantages (genre à 10 minutes à pied de chez moi, très grand intérêt pour le thème et le contenu du poste car ledit sujet très fréquemment pratiqué, salaire en bonne progression), j'ai travaillé mon dossier, mon CV, ma lettre de motiv', impressions N&B, relectures, corrections... J'ai dû mettre deux jours à la faire, cette candidature, puis je l'ai envoyée.

    Fallait bien, sinon j'aurais zapé et ça aurait été con. Si on ne demande rien, on a rien. D'ailleurs à cette époque j'avais pas demandé un ulcère mais il était là, ce p'tit salopard qui refusait de guérir tout comme ma messagerie ne me délivrait pas la confirmation de réception de mon mail, même d'Hélène, cette bonne vieille bosseuse d'agent automatique non rémunérée (puisque robot) de la raison sociale de mes désirs. 

    En même temps, en quiche qui se respecte, je n'ai pas trouvé la fonction "demander une confirmation de lecture/réception" sur ma messagerie. J'attends une semaine. Meeeeerde ! Si ça se trouve, certains d'entre eux ont eu des déboires avec le show mail et il est courrier indésirable d'office ! Je comprends. Combien de gens se font arnaquer par ce biais, c'est honteux, je vais me désinscrire !! En même temps, c'est ma 1ère vraie adresse de messagerie, je la garde, c'est web-sentimental.

    Bref. Pas grave, je me créé une adresse-mail-sérieuse avec nom+prénom et pas une sombre histoire de cucurbitacée + extension sérieuse, staille google or jubii, re-candidature, modifiée-améliorée-magnifiée d'au cas où, dans l'éventualité où, par le plus pur des hasards, vous n'auriez pas reçue ma candidature, je me fais l'exquise joie de vous la re-présenter avec toute l'humilité qui me caractérise car empreinte d'une réelle ambition à me joindre à une cause comme la vôtre. Marquer Urgent ? Non, quand même. 

    Je me note les codes dans le minuscule agenda néanmoins offert par mon revendeur d'odeurs préféré, bon les feuilles se détachent, un peu de scotch et je check, je check, chaque jour, F5, messages supprimés, messages arrivés, actualisation, je check, F5, je check, c'est moche "check" comme mot à écrire, non ? Qu'est-ce qu'on pourrait mettre à la place ? Je me rends compte toutes les 5 minutes qu'il va bien falloir que je pense à autre chose et qu'éventuellement je bosse. Moué...

    Bon, j'ai quand même repris toutes mes activités normales qui nécessiteraient quand même un supplément horaire de 20 hebdomadaires minimum ainsi qu'un ensoleillement très prolongé pour être tout à fait opérationnelles mais dire que je n'y pensais plus serait mentir.

    J'en parlais même. Avec Cher-et-Tendre, les uns, les autres. Mais pourquoi je n'avais pas de réponse ?! C'était si pourri que ça ? Pendant ce temps, ma jambe s'acheminait sournoisement vers l'amputation, et la douleur et les médocs ont fait que je m'y suis pointée.

    Forcément, si près, j'allais pas me gêner, fallait bien tester, à rythme hyper tranquille vu que je n'arrivais plus trop bien à marcher.

    Pleine d'entrain, déterminée et morte de trouille j'y suis donc allée pour présenter une troisième candidature papier avec lettre de motivation écrite à la main (=> 12 brouillons + fabrication d'une feuille-à-lignes, parce que pas de bloc adéquat et écrire sur des papiers sans lignes, ça me tente pas trop, putain, mais j'ai que ça à faire, moi ? ils écrivent pas sur des ordinateurs ? tout est encore fait à la main ?). Accueil très sympa, m'assurant que réponse-quelle-qu'elle-soit-on-vous-enverra, blocage classique d'il-ne-reçoit-pas-le-public, je file cv-lettre et repart. No news = good news ? Héééééé Hoooo ? Rien. Nada.

    Boulot, reporting, bouclage, dead-line, transports, hosto, pansements, achat de béquilles et soins, les journées se suivaient paisiblement sans aucune nouvelle professionnelle un tant soit peu encourageante. En même temps je postulais pas ailleurs, je voulais me laisser entièrement disponible et dans le thème, et mon poste venait d'être modifié, rendant ma tâche infiniment plus passionnante.

    J'en ai peut-être envoyée une dernière, une de sans regrets, vraiment ? Allez, enregistrez quand même mon CV, on ne sait jamais ! Une un peu butée comme moi, au téléphone ou autre, ça peut être utile !

    Et puis, des semaines et des semaines plus tard j'ai lu dans la dépêche de ma ville que cette boite venait de s'installer dans le coin, tout ça, youpi et tralala, et du coup ça m'a relancé mon interrogaton qui était de savoir pourquoi je n'avais pas la moindre réponse. Forcément je me doute qu'ils ont reçu des tonnes de cv mais, par mon insistance à démontrer mon intérêt, j'imaginais qu'on me répondrait, par simple respect de la personne qui a mis ses espoirs et son expérience au service de ladite candidature, et quand même, techniquement c'est quand même pas bien compliqué d'envoyer la même missive sucrée de je te love mais de bol, la pistonnée perle est dans la place à des centaines de personnes ! Moi j'ai pris ça pour de la désinvolture assez mal placée. Et c'est pas de la parano ou du nombrilisme forcené. Juste du respect. Et la tendresse, bordel ? Non, ça c'est avec l'Homme, mais il dort, trop tard...

    Donc, pour en finir et clôre ce chapitre honteux et forcément maladroit pour n'avoir mérité aucune réponse de quiconque aurait pu se bouger même pas le cul mais les doigts pour répondre à la psychotique que j'ai failli suis devenuire....

    Aussi j'ai compulsé une dernière fois le dossier infos société contacts presse en question et j'ai écris un mail au pdg de la boite (contenu qui a certainement été lu par son acolyte-assistant qui s'est bien marré et l'a supprimé) :

    ************************

    Monsieur,

    Je me permets de prendre contact avec vous au sujet d'une situation qui m'intrigue.

    Je m'explique.

    Suite à la mise en ligne, fin mai 2008, sur le site de l'ANPE de votre recherche d'une assistante dans la branche ****, j'ai aussitôt postulé, CV à l'appui, par mail.

    Je me doute bien que le service des Ressources Humaines a dû être enseveli sous un monceau de candidatures et que la perle rare a certainement déjà été trouvée mais lorsque je suis venue directement au siège social en plein travaux pour re-déposer un CV et une lettre de motivation (au cas où le premier envoi se serait perdu), les standardistes m'ont chaleureusement assuré que l'on me répondrait quelle que soit l'issue de ma démarche, même si cela devait prendre un peu de temps à cause du déménagement.

    Depuis j'ai renvoyé ces documents encore deux fois, avec prudence pour ne pas être taxée d'harceleuse, mais pour tenter ma chance et avoir une réponse, tout simplement. Sans succès.

    Postuler à une offre d'emploi, ce n'est pas lancer une bouteille à la mer et l'indifférence est pire qu'un refus, elle n'apporte rien et ne me permets pas de progresser.

    Forte d'une expérience professionnelle diversifiée et avantagée par ma proximité géographique avec vos nouveaux bureaux, j'estimais avoir le droit de répondre à cette recherche émise par une société dont je respecte et partage les valeurs et qui se fait fort de donner nouveau départ et dignité aux personnes et aux objets. En témoignent notamment l'enthousiasme, la créativité et l'accueil de ***** et ****** à la ***** de N*****.

    Je n'ignore pas que vous contacter anéantit à peu près toutes mes chances d'entrer au sein de votre société mais à ce stade je n'ai plus grand-chose à perdre et je souhaite néanmoins vous transmettre mon CV pour d'éventuels futurs besoins.

    Cordialement,

    **************************************************

    C'est quand même si démentiel que ça que de croire qu'on a le droit de recevoir une réponse ? Y'a pas que les patrons, y'a nous aussi, est-ce qu'on a envie d'être ballottés ? Perso je me rends compte que je veux bosser dans quelque chose qui me fait entrevoir la journée avec enthousiasme, et si marcher est bon pour la santé, mettre moins de temps pour aller chercher mon fils à l'école et passer donc plus de temps avec lui le soir, encore heureux qu'il n'aie pas de devoirs, c'est aussi bon, ça permet de prendre soin de soi, de sa vie perso et familiale qui, si elle se déroule bien, laisse au temps professionnel un formidable quota d'imagination, de concentration et de créativité dédié à l'entreprise.

    M'enfin. Je dérange l'Homme qui ne peut pas ronfler à cause de la lumière.

    Ah non en fait, ça ne le gêne pas du tout, la lumière..... 

    Ciao 

  • Je craque pour

    Olivia Côte et Judith Siboni 

  • Bon courage pour l'hiver

    Juste pour dire coucou-comment-ça-va-bien-bordel-on-peut-pas-rallumer-le-chauffage-?- et qu'on arrête pas de grandir.

  • Les blessures d'amitié (ne) sont (pas) inconsolables

    .... dit, sans parenthèses et à l'affirmative, Tahar ben Jelloun... Alors, info révélation ou intox ?

    Je repasse par-là, je ne ferais pas de vagues, juste remettre les choses à leur place et ne pas passer non plus pour la grande moralisatrice de passage même si on me donne quand même cette étiquette, m'en fous tant pis.

    Je crois que les blessures d'amitié ne sont inconsolables que si on veut qu'elles le soient. Je veux dire, c'est comme en amour. Si ça n'a pas marché (et sachez que la rupture, qu'elle soit amicale, amoureuse ou professionnelle, j'ai bien donné aussi), quel intérêt avons-nous de nous déclarer inconsolable et loin de refaire surface confiance si ce n'est pour nous lamenter sur notre sort ? N'est-il pas plus sain de faire le point, voir ce que la relation nous a apporté puis tourner la page ?

    En plus, détester, haïr quelqu'un, je connais, rassurez-vous, ça n'est plus le présent mais le passé, et honnêtement, c'est très fatiguant, usant, inutile. En haïssant l'autre, on ne se préoccupe que de l'autre personne et plus du tout de soi qui est déjà déçu par cette personne qui retient pourtant toute notre attention. Cercle vicieux où on pense haïr alors qu'en fait peut-être qu'on aime trop désespéremment pour songer que c'est de l'amour....

    Bref, de belles masturbations intellectuelles sous-jacentes qui ne m'aideront certainement pas cet aprèm à finir mon taf sur lesquelles je ne m'attarderais pas car ce n'est pas le but de cette note (ah bon ?), juste souligner que :

    - Je suis peut-être conne mais pas tout à fait et seulement quand je le vaux veux bien

    - Je suis ouverte à la discussion si tant est qu'elle est sincère

    - Emmaüs ne m'a pas répondu et je suis INDICIBLEMENT désapointée (pour une "enseigne" qui prône le respect des autres.... à d'autres !)

    - Je ne me ferme pas bêtement, je suis juste prudente et avisée (du moins j'essaie)

    - J'aime bien qu'on réponde à mes mails, même avec un mot alors que j'en ai mis des tonnes, même un "cacaprout", sinon j'ai l'impression de spamer, d'ailleurs je réponds parfois "cacaprout" à mes spams, ils se sentent moins merdiquement seuls, comme ça ; Réflexion faite, non, à mes tartines je n'aimerais pas juste un mot, même cacaprout....

    - Cette liste est peut-être un mea culpa qui ne sera jamais lu par l'intéressée, mais peut-être pas (1- un mea culpa ; 2 - lu par la "cible")

    - Cette brouillade m'exaspère alors laissons tomber et on se reparle ou laissons tomber et chacune sa vie ? (vous avez 10 minutes pour répondre, tic-tac, tic-tac)

    - j'aime bien faire des listes, avant Internet j'en faisais des tonnes : ce que j'aime / aimerais faire non, les trucs qui me restent à faire dans cette putain de chiotte de merde de vie, les trucs super urgents à faire et que ça sert à rien de dire que je peux mourir demain parce qu'il faut les faire now today, les trucs que j'avais envie de dire à ceux qui savaient mieux que moi ce que je devais faire de ma vie (merci les gens, m'avez bien aidée !), les emplois que je n'aimerais surtout pas avoir.... et que j'occupe aujourd'hui..., les potes que j'invitais aux soirées, 2 colonnes bien faites, garçons d'un côté, filles de l'autre, même maintenant je fais ça, enfin plus trop, pour faire des listes faut avoir des tonnes d'amis

    - Mais de la qualité, bordel, plus de quantité, ça fausse tout !

    - Résultat des courses je ne sais plus trop où j'en suis, je ne sais pas si c'était mieux avant mais je n'arrive plus à bosser (pour preuve, je note en journée.... baaaahhhh c'est mal), les galères sans doute, paraît que quand on est en plein dedans, parfois on est ultra dynamique et quand ça se calme on devient tout mou tout flasque comme de la pâte-à-pets ; sauf que pour moi c'est pas encore réglé et j'ai récemment découvert qu'il me faudra peut-être choisir mes chaussures selon les critères cuir-chères-confortables car, selon l'une ou l'autre paire, une éraflure sur un pied devient une plaie béante, du coup j'envisage de prendre des actions chez Hansaplast, déjà

    - Mon ex m'a dit que je m'étais toujours mieux entendue avec les mecs... C'est pas faux. Et ce sans séduction puisque je suis assez truffe (moi aussi, Alva, moi aussi !) pour me rendre compte de l'attirance que certain(s) ont pu avoir pour moi que lorsque la tempête était passée et qu'on était devenus de vrais amis..... . Les femmes sont fourbes, pas tendres, comédiennes et versatiles, etc. C'est mal.

    - Mon fils adore que je l'aide à ranger sa chambre : "OOOOh, tu as rangé la chambre de moi, maman, c'est bien, bravo ! Comme ça, je peux retrouver tous mes jouets !", alors qu'en fait il s'y met maintenant bien volontiers... m'enfin, déjà qu'il retienne que c'est un bon moyen de ne pas tout paumer, c'est déjà pas mal en plus de toutes les "corvées" qu'il se tape : mettre et débarrasser la table, quand même, un minimum, être aimable avec tout le monde tout en respectant sa propre personnalité et aimer, inconditionnellement, ses parents, bon ça marchera pas tout le temps, mais bon, on pose les bases et après on voit.....

    D'ailleurs, en rangeant sa chambre, j'ai décidé de lui chourer un meuble, trouvé cette année à Emmaüs, dans les tons bleu-vert à 4 entrées sans portes et de le mettre dans notre chambre. Dessus j'ai posé (tant bien que mal parce qu'elle est énooooOOOOOooorme) la Monstera, un bambou, un pied d'éléphant et, depuis hier, Maurice. A l'intérieur, comme un clin d'oeil à Sonia qui cherchait un principe similaire avec des caisses, j'ai mis une plante verte dans chaque case. C'est joli ! Photo dès que je peux. En plus, lui, mon fils, s'en servait très peu. On se rassure comme on peut....

     

    - Mes fenêtres sont également heureusement ravissantes (pas leurs encadrements, ballot, la végétation) : la passiflore rejoint ses cops passiflores grâce au fil de fer tendu au péril de ma vie, fait de nombreuses fleurs et des fruits, assez gros (peut-être que cet été ils seront comestibles ?) mais encore verts, les tomates s'installent, les fraises aussi (sauf que certaines, même rouge mûr, sont un peu acides, ça c'est dommage), les pois de senteur ont total déliré et ont feuillu partout ! Et les fleurs, alors, c'est pour quand ?

    Quant  à l'Ipomée, elle feuille aussi, encore petite (j'ai d'ailleurs préparé une mixture infâme contre les pucerons : 20 à 30 mégots se délitant langoureusement dans une bouteille d'eau ouverte sur le rebord de fenêtre pour éviter de mourir axphyxié à pschiter sur les bestiaux... en plus ça fait briller les feuilles, à c'qui paraît). Les oeillets sont beaux et fiers, déclinés du jaune à l'orange profond, le jasmin conforte sa position et rampe partout, nous préparant encore une dense floraison, la menthe s'éclate à plusieurs dans sa jardinière, le sac à plantes prend de l'ampleur et fait des belles fleurs dont je ne connais pas le nom (sinon je pourrais me la péter, voyez comme je suis humble), ma lavande est en train de crever (vu qu'elle fait du bois), l'eucalyptus aussi, le framboisier donne tout son coeur mais je crains de devoir attendre l'été prochain pour en déguster les fruits, les campanules se plaisent dans la salle de bains, les cheveux de Vénus aussi, la Monstro-plante (vrai nom encore inconnu) s'étale en pot, en verre, en vase, en bocal (je vais en donner, moi !), les pots garnis de lierre et de p'tites lianes toutes délicates à p'tites fleurs mauves (déracinées avec douceur d'une rocaille) nous ravissent, les plants de canna sont hauts et odorants, les géraniums rouges sont beaux (alors que d'ordinaire j'aime pas), le houblon du Japon avance, les violettes, je ne sais pas si elles ont germé (vu qu'elles sont plantées dans les pots de lierre à 2m de hauteur et que là tout est trop accroché pour que je tente quoi que ce soit), le cyclamen se repose, il fera des fleurs en septembre si je ne l'ai pas noyé jusque là, les glaïeuls de Byzance sont très beaux, délicats et légèrement parfumés, les plantes grasses et les succulentes vont très bien, même celle que j'ai délicatement déracinée d'un pot dans l'entrée d'un Truffaut et dont, évidement, je ne me souviens plus du nom, mais que j'avais repéré car Sonia m'en avait parlé. Elle a fait 2 fleurs jusque là.

    Bon et bien, ça m'a fait du bien de parler sur mon blog, comme quoi les psy et cie, c'est vraiment très surfait. Je n'aurais peut-être jamais plus de nouvelles de celle qui attend que je m'excuse du mal que je lui ai fait en réponse à celui qu'elle m'a causé mais, au moins, grâce à TOI, blog adoré et vous, mes fans, aussi denses que nombreux, je me sens écoutée, lue, comprise, et c'est déjà pas mal.

  • On est aisément dupé par ce qu'on aime

    Il n'y a qu'en amour et en amitié que l'on peut communiquer avec franchise quitte à faire mal et avoir mal pour ensuite être bien. Comme ça que ça marche, non ? Alors POURQUOI la franchise, parfois, ne s'introduit-elle pas dans certaines relations d'amour et d'amitié ? Parce que les gens n'en veulent surtout pas. Point. C'est quand même pas la franchise qui insiste, faut encore que les protagonistes soient un peu consentants. Mais leur vie serait encore plus morne, plus étriquée. Pourquoi être sincère et franc quand, avec un mensonge, on peut retourner la situation à son avantage ?

    Ils préfèrent faire leurs offusqués, leurs huitreux-bernard-lermite, attendre désespéremment qu'on vienne les chercher MAIS au prix d'une demi-dizaine de tentatives mi-ni-mum, "sinon c'est pas sincère, venant d'un prétendu ami"... Ben tiens....Comme si c'était ça, l'amitié ou l'amour : fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis, procédé que je trouve crétin au possible, passé un certain âge que j'ai déjà dépassé moi-même. Cette attitude merdeuse et merdique fausse tout !

    En quel honneur, et surtout si aucun outrage n'a été commis, devrait-on courrir après une personne qui se planque, ne répond à aucun appel ni mail ni texto ni rien pour la simple et bonne raison qu'elle souffre, encore, et aussi pour avoir le plaisir de constater TOUS ces appels en absence pour elle, toutes ces tentatives d'amis qu'elle déteste, en fait, parce qu'ils ont, paraît-il, une meilleure vie qu'elle qui n'a JAMAIS rien ? En quel honneur, bordel ???? Perso si je fais ça, PERSONNE de mes amis ne s'en apercevra, tout simplement parce qu'ils sont matures et qu'ils comprennent que chacun sa vie et qu'on se voit quand on a plaisir à le faire et c'est tout.

    PERSONNE ne m'avait fait ça jusqu'alors, ou alors c'était tellement pas un(e) ami(e) que j'ai rien senti, ça m'a pas piqué, je n'ai pas été déçue. Pas comme là, lorsqu'une amie déjà perdue par sa faute il y a 15 ans a recommencé. Mais elle est accro, ma parole ! La nigaude qui ne se plaît que dans le conflit pour se plaindre et parler d'elle ! Surprenant... Moi j'aime bien le conflit, surtout quand c'est pour résoudre un problème ou crever un abcès, ou un ulcère, au choix....

    C'est d'ailleurs peut-être pour finir ce deuil inutile que je lâche cette note, vu qu'elle m'a plantée plus d'une fois et, résolument, passer à autre chose, à des gens plus sensés, plus intelligents, moins égoïstes et qui ne se diraient pas, en me voyant : "Oooooh, la belle prise multiple ! J'vais m'accrocher, tiens, comme ça je pourrais lui déverser ma haine des gens, mon impossibilité à dire NON parce qu'après je ne pourrais plus me plaindre et elle m'expliquera pourquoi ça ne se fait pas que je cherche à rencontrer, seule, UNIQUEMENT parce qu'elle est sympa et très mignonne, la nouvelle chérie de mon ex-chérie. Si elle me présente quelqu'un, même si on est pas obligés de s'attraper la bouche, au 2ème rendèv j'irais à perpète-les-Mantes pour lui faire un massage en tout bien tout honneur, bien entendu, je dormirais chez et coucherais avec lui et deux heures après je raconterais à la cops que c'est vraiment un sale enfoiré qui n'en veut qu'à mon cul. En plus de ça je lui poserais plein de lapins parce que ma-vie-à-moi-elle-est-trop-dure-c'est-pas-juste, je ne lui proposerais aucun plan parce que j'ai pas de temps à perdre avec cette boufonne, moi j'ai mes filles à distraire, déjà que j'aurais jamais de garçon au train où ça va parce que si énormément de gens me draguent, je suis extrêmement sollicitée, ça n'est que pour mon cul et le reste, mais je ne désespère pas, vois comme je suis positive, j'ai des gens à rencontrer, hommes, femmes, qu'importe, à qui je vais plaisanter sur le cul mais attention c'est pas de la drague ! Après elle m'expliquera pourquoi l'autre abruti me poursuit encore de ses assiduités alors que je lui ai juste dit par SMS que je m'étais acheté une jupe ras-la-foune, pas que je voulais finalement réessayer avec lui, non mais franchement, y'a des gens qui voient le mal partout ou quoi ? Je ne suis pas comme ça, moi, je me sens fragile, perdue, comment être sincère dans ce monde, comment lui expliquer VRAIMENT ce que je ressens puisqu'après, elle va pas vraiment croire que je suis la personne exceptionnellement le plus en souffrance du monde ! On serait trop intimes, trop à l'aise, il faudrait que j'avoue mes penchants cachés de vicieuse rigolote qui s'assume alors que ce n'est absolument pas le cas, est-ce que ce monde est vraiment pour moââââ, moi, moi, moi, moi, moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ?".

    Tiens d'ailleurs, ça me fait penser à une autre citation, de Collin d'Harleville, qui dit qu'"Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux".

     

    Petite anecdote. L'avant-dernière fois où j'ai eu le malheur de faire ma cosette-boudeuse-je-m'exile-adieu-monde-cruel-je-souffre-trop, c'était la veille de l'échographie qui biperait "boy" or "girl", en 2004, donc, avec Cher-et-Tendre. Déjà couchés, on s'était brouillés sur une connerie, du coup j'ai bondi, prétendu que j'allais donc dormir sur le balcon de MON studio pendant que Môôôôssieu n'en avait rien à foutre.

    Au bout d'une demi-heure à me les geler entre le jasmin, la litière du chat, la menthe et le passiflore, je suis rentrée et me suis presque égosillée de le voir dormir comme un bienheureux et, surtout, ronfler (je déteste, c'est chiant, ça empêche de s'endormir soi-même) ; DONC, comme j'étais enceinte, que j'étais chez moi et que donc j'avais tous les droits, je l'ai réveillé pour lui dire que puisque c'était comme ça, j'irais dormir dans la baignoire ! (ben ui pas le choix, c'était quand même un studio de 25 m², à part le lit, pour t'allonger, y'a rien, ah si, le couloir.... mais sur le coup je n'y ai pas pensé et me suis dit que la baignoire ajouterait grave à la tournure ridiculo-dramatique qu'avait pris l'affaire). Il a ouvert un oeil "oh bah y'a pas le feu ?" et s'est rendormi... 

    Résultat des courses j'ai d'abord dormi dans ladite baignoire avec des couvertures puis, agacée par les clapotis divers et le sentiment que j'allais quand même attraper froid, je suis revenue toute péteuse dans mon lit et me suis réveillée à temps pour l'écho, constatant au passage de la pomme de douche que j'avais laissé par terre avait bien inondé salle de bains et couloir et que c'était la cata !

    La dernière fois c'était il y a quelques mois, avant le choc de mon tibia et ses conséquences, on s'engueulait par rapport au taf, le fric, tout ça, comme d'hab, et j'ai décidé de dormir sur le clic-clac non ouvert, le supplice n'en est que plus hard... Jamais plus je ne le referais. Me suis cassé les jambes, le cul, le dos, et l'Homme n'a même pas capté pourquoi je m'étais exilée !!!!

    L'insouciance des mecs, parfois, j'vous jure, ça me fait envie......

  • Qui osera lui dessiner une moustache ?

     

    fannyduracell1.JPG

    Qu'on se le dise !! La Fanaille est une star, une de celles qui, discrètes, surprennent leurs camarades au détour d'une affiche, ultime et glorieuse récompense pour avoir rivalisé avec le lapin de Duracell et être restée 35h avec 35 bloggeurs dans une maison sans dormir, avec plein de restrictions comportementales et avec que 2 autres bloggueurs à la fin (les autres, avouez donc, vous les avez butés, nan ?) ..... Je n'ai pas encore pu me faire photographier sous sa tronche, dans une position de totale déférence mêlée d'hystérie et de fierté, avec peut-être une affiche indiquant "la meuf, je la connais, z'avez les boules, hein ?", enfin un truc du genre, mais j'y compte bien, faut juste trouver quoi y foutre, au 84 avenue de l'Amiral Mouchez, dans le 14ème arrondissement de Paris.

    Du coup soyons fous ! Folle, à vrai dire, je n'ai pas encore changé de sexe et je ne me tâte plus, finalement, parce qu'au boulot c'est trop troublant après, savez bien...... J'ai rêvé d'elle, de Fanaille, cette nuit (les draps n'ont malheureusement pas l'honneur de s'en souvenir car, ayant misé la priorité sur la saisie des impôts hier, nous avons dormi sans), enfin plutôt juste avant que je me réveille et que je me rende compte que fermer-les-yeux-pour-se-les-reposer-après-avoir-éteint-c'est-con-parce-qu'il-est-8h55-et-que-6-minutes-plus-tard-j'étais-en-retard.

    C'était TRES étrange, et c'est bien pour ça que je le mentionne : je regardais dans la cour par la fenêtre de Thomas et j'ai vu la cops écrivatrice sur le dos et sur une voiture, les cheveux rouge profond, en train de se faire secouer et maintenir (mais pas de sexual violence, ne fantasmez pas à côté, genre plutôt te-barres-pas-je-te-tiens) par mon connard de voisin et un autre abruti que je ne voyais pas ; j'ai crié (criéééé) puis j'ai descendu les escaliers ventre à terre, sauf que j'ai été bloquée par un gosse, au 1er étage, qui me regardait très très bizarrement.

    C'est alors que j'ai réalisé que je me baladais les seins à l'air et pieds nus, uniquement vêtue de mon pantalon de pyj...

    Puis je me suis réveillée. 

    A méditer ou c'est pas la peine ?

  • Quel genre de psychopathe êtes-vous ?

    Comme j'arrive en ce moment à la conclusion que n'est pas psychopathe qui veut et se révèle psychopathe celui / celle qui s'y refuse,

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  • Dérivations picturales

     

    J'avoue je n'ai pas pu résister, et cela donne presque envie de se mettre au dessin....

  • Douces crevardises

    Notre ami l'Arno nous a montré une partie de son deuxième court-métrage intitulé "Système A", vendredi (30 mars) dernier, à la Maison des Auteurs. 
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    Pour reprendre ses mots, je vous en raconte l'histoire : "Mathias et Tristan sont deux magnifiques loosers, deux admirables crevards. Amoureux de la bonne chair et joyeux re-bâtisseurs du monde au cynisme réputé dans tous les zincs de la capitale, Mathias et Tristan arpentent les rues selon leurs envies.

    Système A, c’est la CHRONIQUE URBAINE de ces deux trentenaires dilettantes qui, au gré de leurs pérégrinations nocturnes et désenchantées, recherchent inconsciemment, à défaut d’un sens à leur vie, un romantisme moderne…"

     

    A la fois criants de ressemblance avec les vrais qu'on connaît et en même temps forts de leur jeu à eux d'acteurs dans l'air du temps, Philippe de Monts et Mathieu Coblentz séduisent par leur gouaille polissonne, leur air charmeur et leur poétique désinvolture. Une jeune femme, Lou, sort du lot en séduisant l'un d'eux. 

     

    En regardant ce début de court-métrage, j'ai VRAIMENT réalisé, non seulement le savoir-faire de l'Arno pour l'écriture et la réalisation, mais également sa passion pour les gens, qu'elle soit bonne ou mauvaise.

    MERCI, Arno, tu (nous) m'as offert un moment intense de découverte, de surprise, de fierté et j'ose prendre l'honneur de m'intégrer, même si ce n'était pas explicitement mentionné, dans ta bande de crevards !

    Et c'est là que vous pouvez sortir vos mouchoirs, tiens donne-m'en un, va.

    En effet l'Arno (même les Affreux en général) est rarement indifférent aux gens, préférant provoquer jusqu'à l'indignation que de ne laisser aucun souvenir (agréable ou pas) ni vision ni ressentiment. Lorsque je l'ai connu, il y a 7 ans, il était pire. Ou mieux ? Non, comme je pense qu'on se bonifie dans sa propore sensibilité, avec l'âge, je dirais que c'est mieux. Et puis à l'époque, non seulement j'avais pas le décodeur mais en plus je ne disposais pas des armes qui sont les miennes à présent.

    L'Arno, donc, je disais, aime faire réagir le peuple, tout comme son ami l'Affreux Mafieu. En bien ou en mal, ils ont besoin de susciter une réaction, un ressentiment, un sourire, une promesse dont ils s'acquittent, pour leur part, admirablement. Enfourchant la mafieumobile, les deux crevards sillonnent la capitale en pétaradant, vidant les présentoirs de la Fnac et autres mégastores avec allégresse, sûrs de leur démarche (et fiers de leur dvd-thèque), bousculant jeunes parisiennes et touristes dociles d'un "euh, excusez-moi ? T'es belle !" et vidant les caves des gargotes infâmes et les alambics grouillants de l'Adel.

    Les scènes montrées la semaine dernière sont visibles sur le site de Système A.

    Alors, si vous ne vous offusquez guère de scènes de drague outrancière mais ponctuée de vers pertinents (ou pas) et si vous êtes un de ces crevards conspuant contre la société mais qui s'assume, allez donc y faire un tour, je ne vous le redirais pas deux fois !

    Surtout si vous êtes producteur.

    Surtout si vous connaissez un producteur ou que votre meilleur ami / amant / coiffeur / dentiste connaît un producteur.

    Surtout si vous vous appelez Dorian, que vous en avez assez qu'on vous traite d'imposteur et que vous préfèreriez "mécène", à la place.... allez Dorian, un p'tit geste !

     

    ET ON TUERA TOUS LES AFFREUX !!!!!!

  • C'est pas cher, madame !

    Au hasard, comme ça, pleine d'espoir et de fantasme à peine dissimulé, je tapais, dans un moteur de recherche notamment réputé récemment pour avoir paumé un python dans ses locaux, la proposition "vacances gratuites".

     

    Quoi, j'exagère ? J'vais m'gêner, madame ! J'te f'rais dire que si j'en trouve pas, des vacances gratuites, cet été ça va être une enfilade de dimanches à Montreuil avec peu de projets, toujours pas de grasse mat' (en effet, Thomas ne sais pas encore sauter hors de son lit de petit, faire son bib' et vaquer à des occupations sages et non dangereuses pendant que ses parents pioncent comme des marmottes droguées au travail de plier le papier autour du chocolat !) et un ennui mêlée de tristesse parce qu'on ne verra pas la mer et qu'on ne s'y baignera pas !

    Et me parlez pas de base de loisirs ! J'y suis allée, à Jablines (77), c'est sympa deux minutes histoire de prendre le frais et faire du sport (baaaah, c'est quoi ça, le sport ?), mais pour nager, c'est une toute autre histoire. Le fond de l'eau est vaseux dégueulasse, rempli de trucs que des abrutis jettent, pensant qu'une grande étendue d'eau, c'est un peu comme une poubelle, y'a pas de vagues sauf lorsqu'un engin à moteur passe en vrombissant, manquant de vous arracher un bras et l'eau pue. Si.

     

    Donc je disais que j'avais tapé "vacances gratuites".

    Et qu'est-ce que j'ai obtenu ? Rien qui corresponde EXACTEMENT à ce que j'avais demandé.

    Pourtant, j'ai quand même 2 800 000 résultats à ma demande, obtenu en 14 secondes... Wouahouuu !

    Mais que des sites proposant des promos, du pas trop cher, du presque rien, de l'imbattable, du discount et des annonces gratuites de vacances (trop gentils, les gens ! on peut déposer gratuitement une annonce ? ah bah ça fait bien plaisir, ça !). Ah si quand même, j'aperçois quelque chose ! C'est un site pour échanger nos maisons, yes ! J'ai trouvé ! Ah non, au temps pour moi ! Echanger sa maison c'est gratos, mais pour accéder aux annonces, il ne vous en coûtera que la modique somme de 99.95 euros pour une cotisation annuelle ! Sachant qu'on échange pas sa maison toute les deux semaines, je trouve ça vraiment très limite !

     

    Sinon, ne perdons pas espoir, il y a également un annuaire de vacances qui semble proposer des échanges, des locations, et même des concours pour gagner des voyages, et qui me semble, mais c'est probablement dû à l'esthétique du site,  plus approprié à notre absence de moyens, m'en vais donc explorer tout cela.....

    Par ailleurs, si vous avez des PLANS plus que par cher et à la limite de l'indécent "gratuit" que je me borne à trouver (et ne me parlez pas de Paris-Plage, ça ne compte pas), n'hésitez surtout pas à en faire part vos camarades dont moi, pleaaaaaase !

    BONNES VACANCES !!!

    Non, non, je ne suis toujours pas en vacances, mais rêver un peu, ça, au moins, c'est gratuit !